La chronique Transitions Urbaines met en lumière le dynamisme d’une ville en examinant l’un de ses acteurs économiques. Dans ce nouveau numéro, focus sur Rennes via Agriodor, start-up qui développe des solutions de biocontrôle fondées sur les odeurs émises par les plantes pour perturber les insectes ravageurs.
Spin-off de l’INRAE créée en 2019, Agriodor ambitionne de devenir un leader mondial d’une agriculture moins dépendante des pesticides. Installée au Biopôle de Rennes, l’entreprise entend réduire l’usage des produits phytosanitaires grâce à une approche inspirée du vivant. Son principe repose sur l’utilisation de composés odorants naturels capables d’attirer ou de repousser les insectes ravageurs.
En perturbant leur orientation, ces “parfums” limitent les dégâts sur les cultures tout en préservant les insectes auxiliaires et la biodiversité. En cinq ans, l’entreprise a structuré une plateforme de R&D unique en écologie chimique et déjà commercialisé ses premières solutions.
Fondée par la doctorante Ené Leppik, scientifique spécialiste des relations plantes-insectes, et par l’entrepreneur Alain Thibault, la start-up a récemment franchi une nouvelle étape avec l’acquisition de la société Cearitis et prépare une levée de fonds de 15 millions d’euros pour accélérer son déploiement international, notamment au Brésil et aux États-Unis.
Alors que le débat sur la réintroduction de certains pesticides revient au cœur de l’actualité parlementaire avec la loi Duplomb 2, Agriodor défend une approche complémentaire et pragmatique du biocontrôle. Dans Transitions Urbaines, la chronique coanimée par 100 Transitions dans Smart Impact sur BSmart, Alain Thibault revient sur cette aventure :
Se débarrasser des insectes ravageurs dans les champs sans les tuer et sans polluer, c’est la mission de la start-up Agriodor. L’entreprise installée à Rennes développe des odeurs capables de repousser les insectes des cultures. Le territoire sur lequel elle se développe lui permet de mener des projets avec l’INRAE et de collaborer avec ses étudiants.Rennes : un territoire propice à l’innovation dans la transition agricole ?
Alexandre Hervaud