Cette revue lancée en 2021 refuse le récit catastrophiste de l'écologie pour imaginer des futurs désirables. Alors que son onzième numéro vient de sortir, le cofondateur Dan Geiselhart détaille dans un entretien vidéo ce pari éditorial.

La chronique Transitions Urbaines met habituellement en lumière le dynamisme d'une ville à travers l'un de ses acteurs économiques. Ce numéro fait exception : place à Climax, revue fondée en 2021 et basée entre Paris et Bordeaux, qui se donne pour mission de « démonter les récits déprimants et imaginer des futurs plus désirables ».

Lancée par Dan Geiselhart et Lauren Boudard  rejoints rapidement par la rédactrice en chef Millie Servant, Climax est née d'un constat : la plupart des médias traitent l'écologie de façon anxiogène. « Quand je lisais des médias spécialisés ou généralistes, j'étais déprimé, ça me rendait anxieux », rappelle son cofondateur. D'abord newsletter, le projet est devenu un fanzine papier - un format revendiqué, hérité de la contre-culture punk des années 70 et des débuts du hip-hop, et choisi pour s'affranchir du doomscrolling et inscrire l'écologie dans le temps long.

Le pari éditorial : faire appel à la culture, à l'art et au récit plutôt qu'à l'injonction. L'humour y tient une place centrale, érigé en levier de mobilisation, et Dan Geiselhart cite volontiers cette formule empruntée à un certain Gérard Jugnot : « Le rire, c'est comme les essuie-glaces, ça n'arrête pas la pluie, mais ça permet d'avancer. »

Le modèle économique repose à plus de la moitié sur la vente du magazine (17,50 € en kiosque, sans publicité) complétée par une activité de studio éditorial pour des entreprises vertueuses et des ONG. Le dernier numéro, le 11ᵉ, consacré au courant solarpunk, est tiré à 10 000 exemplaires et la revue revendique 40 000 abonnés à sa newsletter et 122 000 fans sur Instagram. Né en réaction au cyberpunk et à ses futurs sombres, le solarpunk propose au contraire un imaginaire positif et désirable - une nécessité, selon Climax, « car si on n'imagine que des futurs dystopiques, on risque d'y aller de facto ».

Dans Transitions Urbaines, la chronique coanimée par 100 Transitions dans l’émission Smart Impact diffusée sur BSmart 4 Change, Dan Geiselhart revient sur cette aventure :

Le fanzine pour comprendre les enjeux écologiques
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Le fanzine pour comprendre les enjeux écologiques

Raconter la transition écologique de manière enthousiaste, c’est le défi auquel répond Climax avec un fanzine. Un moyen de se démarquer des médias traditionnels qui traitent ces questions. L’entreprise a fait le choix du papier afin de s’affranchir des bulles d’information et du dumpscrolling que l’on trouve sur les réseaux sociaux. Le nouveau numéro est sorti en juin.

16 juin 2026

Alexandre Hervaud