La chronique Transitions Urbaines met en lumière le dynamisme d'une ville en examinant l'un de ses acteurs économiques. Dans ce nouveau numéro, focus sur Marseille via Seawards, start-up qui développe une technologie de dessalement de l'eau de mer par cryo-séparation, sans membranes ni rejets polluants.
Fondée en 2022 par Hervé de Lanversin et Hubert Montcoudiol, Seawards entend proposer une alternative durable aux procédés conventionnels de dessalement. Son principe repose sur la cristallisation de l'eau douce pour la séparer naturellement du sel, sans recours à des produits chimiques ni à des membranes, éliminant ainsi tout rejet néfaste pour les écosystèmes marins.
Installée au port de Saumaty à Marseille, dans le cadre du projet Grand Estaque porté par la Métropole Aix-Marseille-Provence, l'entreprise teste son prototype en conditions réelles et prépare la phase de démonstrateur industriel, étape préalable à une commercialisation à plus grande échelle. Lauréate du programme Innov'Eau de l'ADEME et intégrée aux délégations France 2030, Seawards a réuni 5 millions d'euros auprès d'investisseurs privés et s'appuie sur une équipe de quinze experts couvrant la thermique, la mécanique, l'électrotechnique et la microbiologie.
Alors que le stress hydrique touche plus de 60 % de la population du Moyen-Orient et que des infrastructures de dessalement sont désormais au cœur des conflits géopolitiques régionaux, Seawards défend une vision d'industrie régénérative, où la technologie travaille en symbiose avec le milieu naturel. Dans Transitions Urbaines, la chronique coanimée par 100 Transitions sur a chaîne BSmart, Hervé de Lanversin revient sur cette aventure :
Alors que le monde doit composer avec une raréfaction des ressources en eau, le dessalement de l’eau de mer devient une solution de plus en plus viable. Le défi est de réussir à le faire sans rejeter de polluants. La start-up Seawards a atteint cet objectif grâce à une technologie de refroidissement qui utilise un procédé de cryo-séparation. Elle se développe à Marseille dans le port de Saumaty, grâce à un accompagnement de la métropole.Dessalement de l’eau de mer : Marseille, un territoire propice à la durabilité ?
Alexandre Hervaud