9 ans après avoir cofondé Too Good To Go, l’application anti-gaspillage permettant aux aliments invendus de trouver preneur à moindre coût, l’entrepreneuse Lucie Basch se lance dans un nouveau défi avec Poppins.
Cette application mobile, qu’un millier d’utilisateurs testent depuis plusieurs semaines, vise à rendre le partage “facile, fiable et fun”, en proposant à ses utilisateurs d’emprunter ou louer des objets du quotidien, de la perceuse au siège bébé en passant par le vélo cargo ou le ventilateur. Pointant “une société de consommation excessive”, la start-up rappelle que les Français possèdent en moyenne 2,5 tonnes de matériel (“l’équivalent d’un hippopotame”), dont 30% reste inutilisé. L’objectif du projet : “passer de la propriété individuelle à la prospérité collective pour posséder moins, et profiter plus”, annonce Poppins, dont le nom fait référence au classique Disney de 1964, Mary Poppins. Rappelons que le sac de la gouvernante incarnée par Julie Andrews recèle un nombre incalculable d’objets, tel un puits sans fond.
30 commerçants partenaires
Poppins compte déjà plus de 1 000 utilisateurs et 30 commerçants partenaires proposant de la location à Paris, parmi lesquels Les Biens en Commun (outillage et maison), DolceVia (mobilité douce), The Ridery Kitesurf & Wing (sports nautiques), Play In Rivoli (jeux de société) ou encore Baby'tems (puériculture). Bien qu'elle soit pour l’instant principalement développée à Paris, l’application est disponible partout en France regroupant déjà plus de 20 000 objets à partager. Quid du modèle économique ? Selon Les Echos, il repose sur une commission prise sur les transactions en cas de location (20 % entre particuliers et 15 % en B to C) tandis que le prêt échappe sans surprise à la monétisation.
Outre Lucie Basch, Poppins compte parmi ses cofondateurs Jonas Mallisse (Too Good To Go en Belgique et ancien VP Expansion), Franco Pontera (ex-directeur général Belgique de Too Good To Go), ainsi que Loïck Le Digabel (CTO et ancien de BlablaCar et Back Mark). D'après Les Echos, Lucie Basch a levé 3 millions d'euros (dont un tiers de dette) auprès de business angels (Frédéric Mazzella, Francis Nappez, Alexandre Mars, Nathalie Balla, Jean-Philippe Courtois…) pour se financer, tout en pouvant compter sur le soutien financier de la BPI.
Alexandre Hervaud
