Malgré des débats enflammés dans l’hémicycle, le texte a passé l’épreuve du vote.
Quelques jours à peine après son adoption facilitée par un Sénat de droite, on se demandait si le texte censé « lever les contraintes » pour les agriculteurs français allait réussir à être validé par l’Assemblée nationale. Poussé par la droite et l’extrême droite, il faisait en effet l’objet d’une forte opposition à gauche, tandis que de nombreux membres du parti présidentiel se montraient ambivalents vis-à-vis d’un texte qui taille lourdement dans les normes environnementales.
Le centre en soutien
Finalement, il n’y aura pas eu de rébellion au centre, puisque la loi a été adoptée à 316 voix pour, 223 contre et 25 abstentions. Les réactions ne se sont fait attendre. La FNSEA se réjouit de l’adoption d’un texte qu’elle juge « vital », tandis que Greenpeace condamne un « texte toxique pour la santé publique et l’environnement ».
Parmi les principales mesures du texte : la réintroduction de plusieurs néonicotinoïdes utilisés par l’industrie de la betterave, mais aussi la création facilitée de bassines ou mégabassines. La dernière étape de ce feuilleton législatif se jouera devant le Conseil constitutionnel, ce dernier ayant été saisi par les socialistes.
François Arias
