L’Alliance française pour le recyclage des eaux grises (Afreg) représentera les acteurs de ce secteur au fort potentiel.

Dans un contexte de stress hydrique généralisé et désormais durable, la question de l’utilisation des eaux grises est plus que jamais pertinente. Sous ce nom se cachent les eaux ménagères peu polluées, issues par exemple d’un lave-linge ou d’une douche. Souvent oubliées des politiques publiques, elles représentent près de 40 % de la consommation moyenne d’eau potable d'un foyer et constituent donc une source d’économies potentielles qui reste peu exploitée.

Le gouvernement l’a d’ailleurs finalement compris, puisqu’un nouveau cadre juridique concernant leur recyclage a été mis en place en juillet 2024, afin d’encadrer et surtout de développer cette pratique encore peu commune en France.

Dans ce contexte, les différents acteurs du secteur se sont regroupés au sein de l’Alliance française pour le recyclage des eaux grises (Afreg), qui devient au passage le neuvième syndicat de spécialité membre de l’Union des industries et entreprises de l’eau (UIE).

« Dédier un syndicat à la valorisation des eaux grises, c’est lui reconnaître la place qu’elle doit tenir dans le panel des solutions. Notre volonté est de contribuer à structurer la filière, de la représenter auprès des pouvoirs publics et de promouvoir cette pratique vertueuse et durable. Nous appelons les entreprises qui souhaitent accompagner la création de cette filière à nous rejoindre, » explique Thomas Contentin, premier président de l’Afreg.

Reste à espérer que la création de ce syndicat puisse permettre à la France de commencer à rattraper son très grand retard dans le domaine. Seules 1 % des eaux grises sont en effet réutilisées dans l’Hexagone, contre 10 % en Italie, 20 % en Espagne et même 90 % en Israël.

François Arias

Newsletter Flash

Pour recevoir la newsletter 100 Transitions,
merci de renseigner votre mail

{emailcloak=off}