Sept activistes ont été récompensés cette année par ce « Nobel de l’écologie ».
Trente-cinq ans après sa naissance, le prix Goldman pour l’environnement reste plus que jamais d’actualité. Créé en 1990 par le couple de philanthropes Rhoda et Richard Goldman, cette récompense octroie 200 000 dollars à des défenseurs de l’environnement originaires chacun de l’un des cinq continents, ainsi qu’à un activiste issu d’une nation insulaire.
Cette année ont été récompensés des militants de terrain, œuvrant sur des sujets variés, même si la protection de l’eau et des rivières a été une thématique récurrente de cette édition.
Voici donc les lauréats de l’année.
- Europe (Albanie) : Besjana Guri et Olsi Nika, pour leur campagne de protection du fleuve Vjosa contre l’installation de barrages hydroélectriques ayant résulté par la création en 2023 d’un parc national protégeant la totalité du fleuve et de ses affluents ;
- Asie (Mongolie) : Batmunkh Luvsandash, pour sa campagne d’opposition à la création de mines dans son pays, aboutissant à la mise en place d’un espace protégé de 26 700 hectares, protégeant ainsi 75 % de la population restante de l’âne sauvage d’Asie ;
- Amérique du Nord (États-Unis) : Laurene Allen, pour sa campagne contre les rejets de PFAS par Saint-Gobain dans les eaux potables de la Nouvelle Angleterre, ayant mené à la fermeture en 2023 d’une usine coupable de plus de 20 ans de rejets de polluants éternels ;
- Amérique du Sud (Pérou) : Mari Luz Canaquiri Murayari et l’Association des femmes Huaynakana Kamatahuara Kana, pour leur lutte pour la protection du fleuve Marañón. Cette dernière à abouti à une décision de justice historique dans le pays, créant un statut de personne juridique pour la rivière et forçant la mise en place de mesures de protections immédiates ;
- Afrique (Tunisie) : Semia Gharbi, scientifique et activiste tunisienne, pour avoir contribué à révéler le trafic massif de déchets entre l’Italie et la Tunisie. Près de 40 fonctionnaires ont été mis en cause, et l’affaire à non seulement provoqué le renvoi de 6000 tonnes de déchets vers l’Italie mais a également contribué à renforcer les règles européennes sur les déchets ;
- États insulaires (Îles Canaries) : Carlos Mallo Molina, pour sa campagne contre la construction du port de Fonsalía sur l’île de Tenerife. Ce port de plaisance et terminal pour ferry aurait mis en danger la biodiversité des eaux locales et détruit un habitat vital pour les tortues de mer, baleines et requins. La campagne a abouti à l’annulation du projet en 2021.
Pour plus de détails sur les lauréats et les luttes qu’ils mènent, vous pouvez consulter le site officiel du prix Goldman.
François Arias
