Son départ pour la direction du Groupe RATP ouvre le bal de la succession au sommet de RTE.
Le départ de Xavier Piechaczyk de la présidence du directoire de RTE était attendu, mais il est désormais acté suite à la confirmation de sa nomination à la tête de la RATP.
Diplômé de Sciences Po Grenoble et des Ponts et Chaussées, Xavier Piechaczyk officiait depuis plus de dix ans chez RTE, d’abord comme directeur général adjoint en charge des clients territoires, puis comme président du directoire depuis 2020. Il y a poussé une forte hausse de l’investissement ces dernières années et a fait grandir l’institution, qui est ainsi passée de 8000 à 10 000 salariés.
Ce profil très politique pose donc ses valises à la RATP, remplaçant un Jean Castex lui-même nommé PDG de la SNCF.
La question du remplaçant
Avec cette vacance à la présidence de RTE, le jeu de chaises musicales continue donc. Moins public que d’autres institutions, le poste n’en est pas moins extrêmement stratégique, et attise sans surprise les convoitises dans le petit monde de l’énergie.
Thomas Veyrenc, actuel numéro 2 de RTE, semble tenir la corde malgré le fait qu’il dispose de moins de soutiens politiques que d’autres prétendants. Parmi les noms qui circulent figure aussi celui de Sophie Mourlon, actuellement à la tête de la direction générale de l’énergie et du climat, ainsi que celui d’Émilie Piette, la secrétaire générale adjointe de l’Élysée. Des profils solides mais très liés à l’exécutifs et donc compliqués à pousser, alors que la présidence ne dispose pas de majorité solide et que la survie du gouvernement ne tient qu’à un fil.
Alors que la problématique du prix de l’énergie et de l’électrification des usages est plus centrale que jamais, la nomination du prochain président de RTE sera donc surveillée par les acteurs du secteur.
François Arias
