Ce polytechnicien s’est distingué par son étude des impacts économiques du changement climatique.

Comme tous les ans depuis 2000, Le Monde et Le Cercle des Économistes ont annoncé ce lundi le prix du meilleur jeune économiste.

Lauréat de cette 27e édition : Adrien Billal, 35 ans, diplômé de Polytechnique, titulaire d’un doctorat de l’université de Princeton et enseignant à Standford. Il est connu pour ses travaux sur les impacts globaux du désordre climatique. Particulièrement repris depuis quelques années, ses travaux se distinguent par une approche plus globale de l’évaluation des impacts économiques du changement climatique plutôt que de choisir une évaluation pays par pays. Cette dernière est certes précise, mais ne prend pas vraiment en compte les effets plus macroéconomiques du chaos climatique dont on commence à peine à prendre conscience.

Un coût du réchauffement bien plus élevé que prévu

Il a ainsi évalué dans une publication de 2024 que le réchauffement allait coûter près de 50 % du PIB à l’horizon 2100. Une étude plus récente de l’impact économique du réchauffement aux États-Unis met en lumière des effets plus délétères sur le sud-est du pays, mais pointe également le fait que le capital physique sera plus touché que les populations, qui peuvent se déplacer pour limiter leur exposition au changement climatique.

Dernier axe de recherche majeur, l’évaluation de l’intérêt qu’ont les États à agir seuls contre le réchauffement climatique. Comme souvent, les conclusions varient selon les pays. Plus ces derniers sont grands et développés, plus il est intéressant pour eux de lutter contre le réchauffement, même s’ils ne sont pas suivis par leurs pairs. Une conclusion tristement actuelle, au vu du backlash climatique en provenance – notamment – des États-Unis.

François Arias