Cédric Bourillet succède à Sophie Mourlon à la tête de la direction générale de l'énergie et du climat. Nommé par décret le 29 avril, l'ingénieur des mines a pris ses fonctions le 1er mai, après huit ans passés à la prévention des risques.

Changement à la tête d'une administration discrète mais centrale dans la conduite des politiques énergétiques et climatiques françaises : par décret présidentiel du 29 avril 2026, Cédric Bourillet a été nommé directeur général de l'énergie et du climat (DGEC), à compter du 1er mai. 

Ingénieur des mines du grade transitoire, il succède à Sophie Mourlon, en poste depuis juillet 2023 et passée par la direction de l'énergie de la même DGEC depuis septembre 2019, soit près de sept années au sein de cette administration.

Une administration à cheval sur trois ministères

Mise en place en 2008, la DGEC est rattachée à la fois aux ministères de la Transition écologique, de l'Économie et des Transports. Elle élabore et met en œuvre la politique française relative à l'énergie, aux matières premières énergétiques et à la lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique. 

Son large périmètre comprend la sécurité et compétitivité de l'approvisionnement de la France en énergie. Selon son site officiel, elle assure le bon fonctionnement des marchés concernés (électricité, gaz, pétrole) dans “des conditions économiquement compétitives et respectueuses de l’environnement”. La politique française en matière d’énergie nucléaire lui incombe également, tout comme la mise en  œuvre des décisions gouvernementales relatives aux énergies renouvelables. 

Un parcours dans la prévention des risques

Né en 1978, polytechnicien (X 1997) puis ingénieur élève du corps des mines, Cédric Bourillet a effectué l'essentiel de sa carrière au sein des ministères de l'Écologie. Après un premier poste à la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement de Lorraine (2003-2006), il occupe successivement les fonctions de chef du bureau des risques technologiques et des industries chimiques et pétrolières, de sous-directeur des risques accidentels, puis de chef de service à la direction générale de la prévention des risques (DGPR). Il dirigeait cette dernière depuis mars 2018, soit plus de huit années consécutives.

Sur LinkedIn, le 1er mai, il a salué “des enjeux majeurs, des équipes formidables” à la DGPR et exprimé sa fierté d'avoir animé ce collectif. Il dit aborder ses nouvelles fonctions à la DGEC avec le souci de “trouver des solutions de court terme” tout en “préparant le long terme, pour les particuliers, les entreprises, les collectivités”.

Sophie Mourlon rejoint le groupe RATP

De son côté, Sophie Mourlon a annoncé le 3 mai son départ pour le groupe RATP, où elle entamera ses nouvelles fonctions dès le lendemain. Diplômée de Polytechnique et ingénieure générale des mines, passée par l'Autorité de sûreté nucléaire (dont elle fut directrice générale adjointe en charge de la sûreté des réacteurs) et la Cour des comptes, elle avait été régulièrement citée au cours des derniers mois parmi les candidats pressentis à la présidence du directoire de RTE, avant que ce poste ne revienne à Émilie Piette, secrétaire générale adjointe de l'Élysée.

Dans son message d'adieu aux équipes de la DGEC, elle évoque “plusieurs crises” traversées depuis 2019, des “défis de la sécurité d'approvisionnement, de la décarbonation et de la compétitivité” qui demeurent “majeurs”, et adresse ses vœux de réussite à son successeur. Sur le bureau de Cédric Bourillet, l'agenda est chargé : poursuite de la programmation pluriannuelle de l'énergie, déclinaison de la SNBC 3, négociations européennes, suivi du parc nucléaire et accélération du déploiement des énergies renouvelables, le tout sur fond de crise énergétique mondiale causée par le conflit au Moyen-Orient.

Alexandre Hervaud

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